
Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.
La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.
Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.
Ses articles
10/03/2010 – Une crise étonnamment normale
"La France garde le cap au milieu des bouleversements économiques", titre un article dans l'International Herald Tribune. Garder le cap ? Forcément. Elle continue de subventionner, renflouer, protéger, cajoler et mettre le nez dans toutes les affaires de son économie -- exactement comme elle le faisait avant que la crise ne débute. Si elle ne l'avait pas fait, continue l'article, la France n'aurait peut-être pas été la première grande économie à se sortir de la récession mondiale. D'un autre côté, les Français ne se sont jamais beaucoup endettés... donc peut-être qu'ils n'étaient pas si exposés que ça à la crise de dette mondiale Pour lire la suite...
09/03/2010 – L'inflation, ses indications pour l'or... et ses contre-indications pour les obligations
Les Etats-Unis vont devoir emprunter 1 600 milliards de dollars supplémentaires cette année. Ils devront ensuite continuer à emprunter plus de 1 000 milliards annuels pendant des années. Il n'y a pas de surplus -- jamais -- dans quelque prévision budgétaire plausible que ce soit. Que feront les investisseurs obligataires de tout ça ? Que se passera-t-il s'ils voient l'inflation augmenter ? Et s'ils ne veulent plus prêter ? Et si les rendements du bon du Trésor US à 10 ans (qui grimpent lorsque les prix obligataires baissent) passent à 5%, voire plus de 15%, comme ils l'ont fait au début des années 80 Pour lire la suite...
08/03/2010 – Déficits : les Etats-Unis n'ont aucun moyen de sortir de la dette
En général, les prêteurs recherchent ce qu'ils appellent "la couverture" de la dette -- la dette comparée aux revenus. Si l'on prend les revenus US dans leur ensemble, on s'aperçoit que la dette fédérale américaine représente actuellement un peu plus de 80% du PIB. Mais ce chiffre augmente rapidement. Il dépassera les 100% dans deux ou trois ans seulement. Et alors ? Tant qu'on a un revenu suffisant pour couvrir tout ça, pas de quoi s'inquiéter, non ? D'accord, considérons les choses sous cet angle. Sauf que ce n'est guère brillant là non plus. L'impôt sur le revenu ne génère que 43% du budget. Les autorités obtiennent un peu plus grâce aux impôts sur les sociétés et autres... mais le déficit est énorme... représentant entre un tiers et la moitié de toutes les dépenses Pour lire la suite...
05/03/2010 – Retour sur Lehman Bros., la crise financière... et Louis XVI
John Edwards gagna le titre de "l'homme le plus stupide d'Amérique" quand la presse eut vent qu'il trompait sa femme et se lançait dans la course à la présidence en même temps. Mais en 2007-2008, Edwards avait encore plus de défis quotidiens. En janvier 2007, l'industrie financière estima la valeur de Lehman Bros. -- une compagnie qu'elle connaissait bien -- à 48 milliards de dollars. Le 15 septembre 2008, l'offre s'effondra à zéro. Alors vinrent de plus inquiétantes nouvelles : la compagnie d'assurance la plus importante du monde, AIG, faisait faillite. Martin Sullivan l'avait mise au tapis, disaient les analystes. Elle avait besoin d'un renflouement de 85 milliards de dollars Pour lire la suite...
05/03/2010 – Après la Grèce, le Royaume-Uni et la livre sterling victimes de la dette ?
Et voilà que la livre sterling dégringole. Elle est passée sous les 1,50 $ mardi. Au lieu de la considérer comme un refuge par rapport à l'euro, chahuté, les investisseurs fuient la devise britannique. Pourquoi ? Ils se disent que ce qui s'est produit en Grèce pourrait aussi arriver en Grande-Bretagne. Le déficit budgétaire britannique -- à 12% du PIB -- est à peu près équivalent à celui de la Grèce, deux fois supérieur à la moyenne européenne Pour lire la suite...
04/03/2010 – Utiliser l'inflation pour réduire la dette... et relancer la croissance ?
Les recettes fiscales du gouvernement fédéral US ont plongé au mois de février... et les prêts bancaires continuent de se contracter. La semaine dernière, ils ont diminué de 33 milliards de dollars -- c'est leur septième semaine consécutive de contraction. Comment une économie peut-elle se développer alors que les banques prêtent moins d'argent ? Nous n'en avons pas la moindre idée Pour lire la suite...
03/03/2010 – Pourquoi nous sommes pour une dépression économique
Lorsque l'euro a été mis en place, il a commencé par chuter. Il a ainsi atteint les 0,88 $. Les gens le trouvaient faible et indécis. Ils l'appelaient "la devise esperanto" -- faisant référence au langage artificiel inventé au XIXe siècle et conçu pour unifier le monde. L'esperanto ne s'est jamais vraiment répandu. Les gens craignaient qu'il en soit de même pour l'euro. Il semble pourtant fonctionner aussi bien que toute autre devise papier... du moins pour l'instant. Certaines innovations fonctionnent. D'autres non. Mais derrière elles se trouve toujours la vieille horloge du coeur humain. Pour autant que nous puissions en juger, soit le progrès de la race humaine est d'une lenteur glaciaire... soit il est inexistant Pour lire la suite...
02/03/2010 – Grèce et déficits : c'est de la faute de l'Allemagne !
Les Grecs pensent que les Allemands devraient leur venir en aide. Pourquoi ? Parce que, dans un certain sens, ce sont les Allemands qui les ont mis dans ce pétrin. Personne n'aurait prêté autant d'argent aux Grecs sans l'euro fort soutenu par les Teutons... et la promesse implicite que si les Grecs avaient des problèmes... comme tout le monde savait que ce serait le cas... le reste de l'Europe leur viendrait en aide. Et que croyez-vous qu'il arriva ? Les Grecs ont eu des problèmes. Et les Allemands ne veulent pas leur venir en aide. Ils ont épargné. Ils ont mieux géré leur propre économie. Ils font partie des rares pays d'Europe qui vivent -- tout juste -- selon les termes du traité qu'ils ont tous signé, dans lequel ils acceptaient de maintenir les déficits sous les 3% du PIB. Le déficit allemand est légèrement supérieur à 3%. Les Grecs en sont loin -- avec un déficit de 12,7% Pour lire la suite...
01/03/2010 – Petit guide de survie anti-dépression pour vos investissements
Les revenus des ménages américains stagnent depuis 10 ans. Les actions ont subi une décennie perdue, elles aussi. Et Ben Bernanke déclare maintenant qu'il faut être prudent... parce que la reprise est loin d'être acquise. Le chef de la Fed n'en a pas la moindre idée. Mais les citoyens moyens savent ce qui se passe. Ils savent combien il est difficile de trouver un emploi. Si on est dans le secteur immobilier... ou qu'on a seulement un an ou deux d'université derrière soi... on n'a vraiment pas de veine. L'âge de la retraite pourrait arriver avant que l'on retrouve un travail Pour lire la suite...
26/02/2010 – Du Japon aux Etats-Unis, de la dette à la dépression économique
La dépression actuelle ressemble à la dépression japonaise de 1990-2010. Après l'éclatement de la bulle, les Japonais... qui vieillissaient plus rapidement qu'aucun peuple auparavant... se sont dit qu'ils devaient se mettre à épargner sérieusement. Ils ont donc réduit leurs dépenses... et ont épargné. Les dépenses nationales se sont effondrées. Heureusement le reste du monde -- en particulier les Américains -- jetait encore l'argent par les fenêtres. Et le Japon est une économie menée par les exportations. Même ainsi, avec leurs propres consommateurs qui dépensaient à contrecoeur, l'économie japonaise n'est allée ni très loin, ni très vite Pour lire la suite...